loi Climat et Résilience: les passoires énergétiques en ligne de mire et pénalisées

Avr 3, 2022 DPE
les passoires énergétiques en ligne de mire et pénalisées

Le couperet est tombé : Désormais augmenter les loyers des logements à l’étiquette énergétique F ou G n’est plus possible. Ils représentent environs 4,8 millions d’habitations en France, soit 17 % du parc.

Plus encore, pour les étiquette G, plus de mise en location (même pour un renouvellement de bail) à compter de 2025, à horizon de 2028 pour les logements classés F. Les cibles, les petites surfaces dans l’anciens, mal isolées et couplées avec un mode de chauffage énergivore (électrique). Cette nouvelle mesure pourrait toucher 60 % du parc immobilier selon le président de l’Institut de management des services immobiliers, Henry Buzy-Cazaux.

Pour certains bailleurs, vendre, sera la seule option face au coût de rénovation. Pour, Thomas Dubertret, chef de projet copropriétés à l’Agence locale de l’énergie et du climat, donne une fourchette de 10000 à 20000 euros par lot.

Pour cela, Emmanuelle Wargon rappelle l’existence de MaPrimeRénov’, récemment étendue à tous les propriétaires bailleurs depuis le 1er janvier. A noter que ces derniers peuvent d’ores et déjà engager des travaux de rénovation énergétique éligibles, mais qu’ils devront attendre juillet prochain pour toucher la prime.

Malgré ces différentes aides, le reste à charge reste trop important pour les ménages les plus modestes. Il n’empêche, 60 % des bailleurs se retrouvent avec un reste à charge important, de l’ordre de 60 à 70  % au niveau national, évalue Henry Buzy-Cazaux.

Pour faire évoluer les passoires énergétiques, des prêts, lissés sur dix ans, sont accordés aux copropriétés (Domifinance, Caisse d’Épargne Île-de-France) ou aux particuliers (Caisse d’Épargne). 

Dans les années à venir, nul doute qu’une pression s’exercera dans les assemblées générales des copropriétés pour faire exécuter ces rénovations, surtout dans celles où les bailleurs sont majoritaires. De quoi donner des arguments aux acheteurs pour négocier à la baisse le prix de vente des biens concernés. Il est aussi à prévoir un moindre engouement des acquéreurs pour ces habitations.

Face à ces nouveaux enjeux, les conseils d’un professionnel diagnostiqueur immobilier pourront vous aider à trouver les solutions les plus adaptées à votre situation et participer ainsi à l’accompagnement vers cette nouvelle transition.

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